Semaine de prière 2026

Ancrés dans la Bible, focalisés sur la mission · Écoute et lis le message de chaque jour

Introduction

Ouverture de la semaine

Ancrés dans la Bible, focalisés sur la mission

1. Écoute
2. Lis le texte

Au programme de cette semaine

Premier sabbat : Ancrés dans la Bible, par Erton C. Köhler.

Dimanche : Lire la Bible ne suffit pas.

Lundi : Le message dont le monde a encore besoin.

Mardi : La doctrine a un visage.

Mercredi : L’œuvre véritable de l’Esprit.

Jeudi : Oubliez le pasteur !

Vendredi : À la frontière de Canaan.

Ces six lectures sont de Shawn Boonstra.

Deuxième sabbat : Jusqu’à ce qu’il vienne, par Ellen G. White.

Et chaque jour, le coin des enfants, par Abigail Duman.

Sauf mention contraire, les citations bibliques sont tirées de la version Louis Segond 1910.

L’Église mondiale entre dans la Semaine de prière. Est-ce à dire que nous ralentissons le pas ? Non ! Nous nous recentrons. Nous donnons la priorité à ce qui nous soutient et à ce qui nous pousse en avant. Au-delà des continents et des cultures, nous revenons aux fondements mêmes qui nous définissent et à la mission qui nous motive. Le thème « Ancrés dans la Bible, focalisés sur la mission » n’est pas une expression éphémère, mais plutôt l’identité d’un peuple vivant à une époque prophétique.

Être ancré dans la Bible, c’est se tenir là où Jésus se tient.

« Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean, chapitre 17, verset 17) Alors que des voix se disputent l’attention, les Écritures, elles, enracinent la conviction. Elles affermissent la foi en période d’incertitude. Elles façonnent le caractère et purifient les objectifs. Une Église ancrée dans la Parole ne se laisse pas emporter par les tendances, ni ne cède à la confusion. Elle écoute d’abord le ciel et s’agenouille avant de parler.

Cependant, cet ancrage conduit au mouvement. Être focalisé sur la mission, c’est embrasser la raison même de notre existence. « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu, chapitre 28, verset 19). L’Église n’a jamais été appelée à préserver le confort ; elle a été chargée de proclamer l’espérance. Là où il y a des barrières, il y a des genoux fléchis. La prière ouvre des chemins qu’aucune stratégie ne peut garantir à elle seule. Là où il y a des gens, il y a un appel. Chaque ville, chaque langue, chaque quartier représente une invitation à servir et à témoigner.

La prière alimente ce sentiment d’urgence. L’avancée de l’Évangile ne commence pas par des ressources, mais par un abandon total. Avant d’organiser des programmes, il faut consacrer les cœurs. Avant d’annoncer des projets, il faut que l’intercession intervienne. L’histoire montre que lorsque le peuple de Dieu prie, la mission s’accélère. L’Esprit dynamise, des portes s’ouvrent, le courage grandit.

Cette Semaine de prière n’est donc pas une pause, mais une préparation. C’est un retour à la Source de la puissance et de la clarté. Ce dont le monde a besoin, ce n’est pas d’une Église distraite, mais d’une Église fidèle, profondément ancrée, d’une Église qui rayonne au près et au loin.

Cette semaine, puissent nos prières solidifier nos fondations et élargir notre vision, jusqu’à ce que tous aient entendu l’Évangile et que Jésus revienne dans la gloire !

Maranatha !

Erton C. Köhler.

À propos des auteurs

Shawn Boonstra, rédacteur en chef adjoint de Adventist Review, est l’auteur principal des lectures de la Semaine de prière. Originaire de la Colombie-Britannique, au Canada, il est devenu adventiste alors qu’il était un tout jeune adulte. Dès lors, il a commencé à enseigner la Bible. Cela a débouché sur plusieurs décennies de ministère pastoral, d’évangélisation publique, et d’action auprès des médias. Avec la collaboration de Jean, sa femme, Shawn Boonstra a contribué au baptême de dizaines de milliers de personnes. Il a occupé les fonctions d’orateur et directeur d’It Is Written au Canada, et d’It Is Written International. De 2013 à 2025, il a été orateur et directeur de La voix de la prophétie, touchant ainsi un public à l’échelle mondiale.

Abigail Duman est rédactrice pigiste. Elle habite en Virginie-Occidentale, aux États-Unis, avec son mari et leurs trois fils. Toute la famille raffole des aventures en plein air.

Premier sabbat

Message du jour

Ancrés dans la Bible

Notre fondement inébranlable · Par Erton C. Köhler
1. Écoute
2. Lis le texte

« Ancrés dans la Bible, focalisés sur la mission » : c’est là bien plus qu’un simple slogan ! C’est la boussole qui guide le mouvement adventiste en ces temps décisifs. Alors que le monde dérive sur une mer de convictions changeantes, l’Église mondiale du reste ne pourra rester ferme que si elle est solidement ancrée dans la Parole de Dieu – le fondement éternel.

Nous vivons dans un monde instable. Les frontières changent, les vérités sont redéfinies, les valeurs perdent leurs repères. Le doute nous assaille comme une pluie tenace, les vagues de la post-vérité déferlent sur des milliards d’écrans, et le relativisme finit par nous tétaniser.

Au milieu de cette avalanche d’incertitudes, des questions surgissent inévitablement : y a-t-il quelque chose qui reste fixe ? Existe-t-il un fondement qui perdure ?

Jésus y répond avec une clarté absolue. Dans Matthieu, chapitre 7, versets 24 à 27, il raconte l’histoire de deux bâtisseurs : l’un sage, l’autre insensé. Tous deux construisent. Tous deux sont confrontés à une tempête. Mais une seule construction tient le coup. Qu’est-ce qui a fait la différence ? Le fondement. L’un a bâti sur le roc, l’autre, sur le sable. Dans le texte original grec, le mot pour « roc » est petra, lequel désigne une masse solide, profonde et inébranlable. C’est là le fondement du peuple de Dieu : la Parole vivante et éternelle de Dieu. Selon la deuxième lettre à Timothée, chapitre 3, versets 16 et 17, cette Parole est « inspirée de Dieu », utile pour instruire, corriger, restaurer et équiper quiconque pour toute bonne œuvre. En d’autres termes, les Écritures ne sont pas simplement un livre parmi tant d’autres ; elles constituent le fondement même de l’éternité.

La maison peut être belle ; son architecture, audacieuse ; sa décoration, moderne – oui, elle peut paraître impressionnante. Mais si elle est bâtie sur le sable, elle s’écroulera. Seuls ceux qui bâtissent sur ce qui ne peut être ébranlé resteront fermes. Et en ces temps-ci, il n’y a qu’un seul fondement inébranlable : la Parole de Dieu.

La Parole est inspirée

Dans la deuxième lettre à Timothée, chapitre 3, verset 16, Paul nous dit : « Toute Écriture est inspirée de Dieu ». Le mot grec original, théopneustos, lequel signifie littéralement « insufflé par Dieu », évoque une image puissante. Cela nous ramène à la création : le même Dieu qui a insufflé la vie à Adam insuffle maintenant la vérité dans les pages des Écritures. La Bible n’est pas simplement un livre écrit par des êtres humains ; c’est le souffle du ciel capturé dans le langage humain. Ce n’est pas une dictée de la puissance divine, mais le souffle divin exprimé à travers des mots humains.

Cette inspiration n’est pas seulement poétique, ni partielle – elle est complète. La Parole a été formée par l’Esprit, révélée par Dieu, écrite par des individus consacrés, et préservée à travers les siècles par le sacrifice et la foi.

« Dieu prend soin de nous en tant qu’êtres doués de raison. Il nous a donné sa Parole comme une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier », écrit Ellen White. Même en ces temps de ténèbres culturelles et de tempêtes idéologiques, la Parole de Dieu continue de briller de mille feux, apportant clarté et orientation.

Aujourd’hui, les voix se multiplient sur tous les canaux – experts, algorithmes, tendances – mais aucune ne possède l’autorité de l’Éternel. C’est pourquoi la Bible n’a pas besoin d’être mise à jour ; elle a seulement besoin d’être appliquée. Elle ne doit pas être réinterprétée pour plaire à la culture, mais plutôt être proclamée de toute urgence pour transformer les cœurs.

Un rapport publié en 2023 par l’organisation Open Doors a révélé que plus de 360 millions de chrétiens subissent un niveau élevé de persécution et de discrimination à cause de leur foi, certains simplement parce qu’ils possèdent ou partagent une Bible. Dans certains pays, avoir en sa possession un exemplaire des Écritures constitue un crime contre l’État. Dans d’autres pays, des systèmes de surveillance alertent les autorités dès que des textes bibliques sont consultés en ligne. En certains endroits, des caméras de l’État sont installées à l’intérieur des églises chrétiennes. Remarquez bien : si la Parole était sans importance, elle ne susciterait pas une telle crainte ! L’ennemi connaît sa puissance – et le peuple de Dieu doit lui aussi la connaître.

La Parole est pleinement suffisante

Selon la deuxième lettre à Timothée, chapitre 3, verset 17, la Parole rend l’homme de Dieu « accompli et propre à toute bonne œuvre ». Le mot grec artios signifie complet, pleinement capable, pleinement préparé. En d’autres termes, la Bible se suffit à elle-même. Elle ne nécessite aucun complément, aucun embellissement. Elle façonne le caractère, conduit au salut, et soutient la mission.

Tout au long de l’histoire, des mouvements religieux, ayant abandonné les Écritures, ont fait naufrage. D’autres se sont tournés vers les traditions humaines, les visions mystiques, et les théologies à la mode. Cependant, la fidélité biblique a toujours été l’axe du vrai christianisme – et dans les derniers temps, il n’en sera pas autrement !

« Si les hommes recevaient la lumière qui jaillit des Écritures touchant la nature de l’homme et l’état des morts, ils verraient dans les prétentions et les manifestations du spiritisme la puissance de Satan agissant par des signes et des miracles mensongers », écrit Ellen White. Les Écritures n’ont jamais été insuffisantes. Le problème, c’est que beaucoup les ont mises de côté ou les ont déformées à leur propre avantage.

Affirmons-le donc clairement : la mission mondiale de l’Église adventiste ne repose pas sur des stratégies humaines, mais sur la Parole. Nous sommes le peuple du Livre. Et partout où la Bible occupe une place centrale, le ciel accomplit des miracles qui dépassent l’imagination.

« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier », s’écrie le psalmiste (Psaume 119, verset 105). Le mot hébreu pour « lampe » est nèr – une petite lampe à huile qu’on utilise pour éclairer un pas à la fois sur des sentiers ténébreux. La Parole ne promet pas de révéler tout l’avenir, mais elle garantit la lumière pour le pas suivant – et cela suffit.

La Parole est pratique

La métaphore de Jésus dans Matthieu, chapitre 7, est sans équivoque : la différence entre la ruine et la persévérance réside dans l’obéissance à la Parole. Il ne suffit pas de connaître la Parole ; il faut la vivre. Il ne suffit pas de l’entendre ; il faut la mettre en pratique.

L’Église sera fortifiée non pas par des idées créatives, mais par une foi obéissante. La stabilité ne vient pas de la somme de connaissances bibliques, mais de la soumission à celles-ci – une obéissance fidèle à Dieu et une communion avec lui à l’ombre de sa grâce. Ainsi, lorsque l’adventisme de la fin des temps sera confronté à la persécution, aux épreuves et aux tests, seuls ceux qui sont fermement ancrés dans la Parole resteront inébranlables.

En 2017, un séisme de magnitude 7,1 a frappé le centre du Mexique. À Mexico, la plupart des immeubles qui se sont effondrés avaient été construits avant 1985, tandis que ceux bâtis selon les normes adoptées après le grand séisme de 1985 ont, pour la plupart, résisté. Selon les ingénieurs, la différence ne se voyait pas en surface : elle tenait à la structure et aux fondations. Il en va de même pour l’Église. Ce qui soutient une Église, ce n’est pas ce qui brille en surface, mais ce qui se trouve en dessous. Un seul fondement ne faillit jamais : la Parole de Dieu.

La Bible n’est pas simplement un ouvrage destiné aux débats théologiques ; c’est aussi un guide pour la vie quotidienne. Elle façonne la manière dont nous traitons nos semblables, gérons les ressources, réagissons aux crises, et prenons des décisions. Tout domaine de la vie qui ne repose pas sur la Bible est susceptible de s’effondrer.

La Bible nous suffit-elle encore ?

La question essentielle n’est pas de savoir combien de Bibles nous possédons, mais si nous sommes véritablement ancrés dans la Parole. Il y a une différence entre mémoriser des versets et s’appuyer sur la Parole. L’Église du reste ne se reconnaîtra pas simplement à une juste profession des doctrines correctes, mais à sa vie en alliance avec la vérité révélée.

Ceux qui gardent les commandements de Dieu et ont le témoignage de Jésus (Apocalypse, chapitre 12, verset 17) sont ceux qui ne transigeront pas sur l’autorité de la Parole. Elle est notre code moral, notre fondement prophétique, notre manuel missionnaire, et notre lettre d’amour de Dieu.

Quand tout autour de nous tremble, la Parole reste ferme. Quand les idéologies changent, elle tient bon. Quand les structures s’effondrent, elle subsiste. Après tout, la Bible est le seul livre qui sonde le cœur humain au moment même où on le lit.

Revenons à la Parole

Aujourd’hui, Dieu appelle dirigeants, familles, jeunes, anciens, enfants, professeurs et prédicateurs à revenir au fondement. Le seul avenir pour l’Église, c’est le Rocher. Il n’y a qu’une seule puissance pour la mission : la Parole.

Voulez-vous reconstruire votre vie sur les Écritures ? Soumettre chaque projet pastoral, chaque étape familiale, chaque décision financière à un « Ainsi parle l’Éternel » ? Désirez-vous que la Bible soit votre fondement et non un simple ornement ?

Dans l’affirmative, levez-vous ! Consacrez-vous à nouveau. Revenez à la Parole. Priez avec la Bible ouverte. Prenez vos décisions en gardant la Bible à l’esprit. Prêchez avec la Bible au fond de votre cœur. Car seuls ceux qui sont ancrés dans la Bible et focalisés sur la mission resteront debout.

Maranatha !

Sources

La citation d’Ellen White sur la lampe à nos pieds est tirée de la Review and Herald du 21 août 1888, paragraphe 6.

Le chiffre de 360 millions de chrétiens persécutés vient d’Open Doors Hong Kong, Index mondial de persécution des chrétiens 2023.

La citation d’Ellen White sur le spiritisme est tirée de La tragédie des siècles, page 607.

Coin des enfants

Ancrés dans les Écritures

Vivre la mission de Dieu · Par Abigail Duman
1. Écoute
2. Lis le texte

As-tu déjà rêvé de faire quelque chose pour Dieu – d’accomplir quelque chose de grand à son service… de devenir un héros, de changer le monde ? Eh bien, j’ai une bonne nouvelle pour toi : puisque tu respires et bouges, bref, puisque tu vis, Dieu t’appelle ! Tu as aussi deux choix : te joindre au camp de Jésus, ou par défaut, servir d’instrument aux ténèbres.

Dieu veut te sauver, et Satan, lui, te détruire. Le choix devrait être facile, non ? Mais alors, pourquoi tant de gens hésitent-ils à recevoir la mission que Dieu veut leur confier ? Peut-être qu’ils ont peur que ce soit trop difficile ; peut-être qu’ils ne veulent pas renoncer à leur nature humaine pécheresse ; peut-être qu’ils ne voient pas à quel point la bataille entre le bien et le mal est réelle (j’espère que les histoires de cette semaine vont changer ça !).

Mais avec Dieu, « rien n’est impossible » (Luc, chapitre 1, verset 37). Crois-tu que Dieu peut accomplir de grandes choses par toi ? Tu peux en être sûr ! Allez, prends ton « épée » (la Bible) et focalise-toi sur ta mission. Puisque tu respires, puisque tu lis ou entends ces mots en ce moment même, Dieu t’appelle – toi.

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Dimanche

Message du jour

Lire la Bible ne suffit pas

Il faut aussi la vivre · Par Shawn Boonstra
1. Écoute
2. Lis le texte

« Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. Béni sois-tu, ô Éternel ! Enseigne-moi tes statuts ! » (Psaume 119, versets 11 et 12)

Une vieille histoire raconte que deux voyageurs cherchaient un endroit où passer la nuit. Alors qu’ils traversaient la forêt, l’un d’eux aperçut une cabane d’où s’échappait de la fumée de la cheminée. Ils frappèrent à la porte. Un vieux trappeur ouvrit. Ils lui demandèrent l’hospitalité pour la nuit. Le vieil homme les invita chaleureusement à entrer et leur proposa de dormir dans son unique chambre.

Or, ces deux hommes avaient sur eux une importante somme d’argent. Même si cela affecterait leur nuit de sommeil, ils décidèrent de se relayer pour éviter de se la faire voler. À l’aube, l’homme de garde remarqua une lumière sous la porte. Silencieusement, il l’entrouvrit. Et que vit-il ? Le vieux trappeur assis à sa table, en train d’étudier sa Bible. Lorsque ce dernier ferma le saint livre et inclina la tête pour prier, l’homme referma la porte et réveilla son compagnon. « Je pense qu’on peut dormir tous les deux maintenant, dit-il. Ce vieillard est digne de confiance. »

On ne peut s’empêcher de se demander : si l’homme de garde avait ouvert la porte et vu le trappeur en train de feuilleter L’Origine des espèces de Charles Darwin, cela aurait-il suscité le même sentiment de confiance ?

Voici une autre histoire. Un samedi, alors qu’il rentre chez lui tard en soirée, un homme entend soudain le bruit de nombreux pas. Il jette un regard inquiet par-dessus son épaule et aperçoit un groupe de jeunes hommes qui le suivent. Son cœur s’emballe ; il accélère le pas, craignant d’être sur le point de se faire voler… ou pire encore. Les jeunes le rejoignent facilement – et c’est là qu’il remarque que la plupart d’entre eux ont une Bible. Il pousse alors un soupir de soulagement. Ces jeunes ne sont pas des voleurs ! Ils rentrent simplement chez eux après une étude biblique.

Une confiance légitime

Qu’est-ce qui fait que nous sommes plus enclins à faire confiance à ceux qui étudient sérieusement la Bible ? Mettez de côté la tendance de certaines cultures à se moquer des croyants, et réfléchissez-y. D’une manière ou d’une autre, même si la plupart des gens ridiculisent ceux qui ont la foi, ils reconnaissent instinctivement que si une personne choisit de vivre conformément aux Écritures, il y a plus de chances qu’elle soit moralement digne de confiance. Plongé dans la culture babylonienne, Daniel a connu toutes sortes de difficultés. Mais au chapitre 2, on remarque que lorsqu’il a demandé au roi un délai supplémentaire, celui-ci lui a instinctivement fait confiance.

Chose ironique, beaucoup de gens semblent détester la Bible pour la même raison qui les pousse à faire confiance à ceux qui la mettent en pratique : ils se rendent compte qu’elle impose des exigences morales élevées à l’humanité. Elle démontre de manière éclatante que les êtres humains sont redevables envers un créateur suprême. Lorsque quelqu’un choisit – volontairement – d’être redevable envers un Dieu moral, ça ne nous dérange pas de l’avoir comme voisin. Mais quand il nous vient à l’esprit que Dieu s’attend à la même norme morale de notre part, eh bien, c’est de loin trop souvent une autre histoire…

Passer de la lecture à la mise en pratique

Se contenter de lire la Bible ne suffit pas. De nombreuses universités proposent des cours qui abordent la Bible comme une œuvre littéraire. Le professeur n’est pas croyant ; il a lu le texte, mais celui-ci ne l’a pas transformé. Pour lui, ce n’est qu’un exemple de bonne écriture parmi tant d’autres, comparable aux œuvres de Dostoïevski, de Sun Tzu, ou de Shakespeare. Il ne prend pas la Parole de Dieu à cœur car pour lui, ce n’est qu’une création purement humaine. Il considère ses prétentions à l’inspiration divine comme un vestige d’une époque ignorante et superstitieuse. Beaucoup d’étudiants la lisent, eux aussi, sans l’assimiler, et en ressortent totalement inchangés.

En quoi est-ce différent pour les croyants ? Les chrétiens reconnaissent que lire tout bonnement la Bible ne suffit pas ; il faut aussi la vivre. Beaucoup de choses dans cette vie ne peuvent être comprises tant qu’on ne les pratique pas. Par exemple, sans jamais quitter notre domicile, nous pouvons certainement étudier le parachutisme – apprendre la science de la résistance au vent, mesurer la voilure, tenir compte de notre poids. Mathématiquement, nous pouvons arriver à la conclusion fiable que notre parachute nous sauvera d’un impact mortel. Mais comprenons-nous vraiment le parachutisme ? Non ! Pour le comprendre, il faut en faire l’expérience.

Ainsi en est-il de la foi chrétienne : on ne peut pas entrer dans le royaume en se contentant de lire la Bible.

Pour que la Bible produise son effet véritable, il faut faire preuve d’une foi suffisante pour vivre selon les principes qu’elle révèle. Ce n’est que lorsqu’on choisira de croire que Dieu sait de quoi il parle qu’on découvrira la puissance de sa Parole et sa capacité de transformer radicalement une vie.

Nous avons « été régénérés par la parole de Dieu », a écrit Pierre (première lettre de Pierre, chapitre 1, verset 23). Mais il ne voulait pas dire qu’on est sauvé simplement en gardant un exemplaire de la Bible chez soi ! Lors de la seconde résurrection, il y aura très certainement des personnes qui possédaient une Bible ; ce qui les différencie de ceux qui se trouvent à l’intérieur de la ville sainte, c’est que les rachetés sont « ceux qui suivent l’Agneau partout où il va » (Apocalypse, chapitre 14, verset 4).

Le prophète Jérémie a comparé à juste titre les Écritures à de la nourriture : « Tes paroles ont été trouvées, et je les ai mangées, et ta parole a été pour moi la joie et l’allégresse de mon cœur » (Jérémie, chapitre 15, verset 16). Jésus a utilisé une métaphore semblable : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu, chapitre 4, verset 4)

La nourriture pénètre dans chaque cellule de notre corps et la nourrit. Les nutriments sont acheminés là où ils sont le plus nécessaires. Sans cette nourriture, nous mourrons. De même, la Bible doit être ingérée, pour que les pensées mêmes de Dieu pénètrent dans notre esprit et nous transforment progressivement. Comment l’ingérer ? En la lisant et en la vivant à la fois.

Le chemin étroit

Rien ne révèle mieux la puissance de la vérité de Dieu que son application dans un monde qui s’oppose à lui. La conception que Dieu a d’une vie humaine authentique va à contre-courant de nos tendances humaines pécheresses – notre nature déchue et paresseuse aime la facilité que lui procure le courant dominant. C’est cela, nous a enseigné Jésus, le chemin spacieux. Notre nature pécheresse le préfère parce qu’il semble facile. Mais à la fin, il ne paraîtra pas facile – enfin, dès qu’on découvrira qu’il s’agit d’une autoroute à péage, et que le prix est bien plus élevé que ce qu’un pécheur peut se permettre.

En revanche, ceux qui choisissent (par la foi !) de vivre selon les principes de la Parole de Dieu découvriront que, même si ce chemin est étroit, le péage a déjà été payé par un Dieu qui est venu vivre parmi nous revêtu de notre humanité. « Je ne te prie pas de les ôter du monde, a prié Jésus, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean, chapitre 17, versets 15 à 17)

Satan sait fort bien ce que disent les Écritures. Et il sait justement qu’elles sont la vérité. S’il ne le savait pas, Jésus ne pourrait pas l’accuser de mentir puisqu’il serait simplement dans l’erreur. Mais ce n’est pas le cas ; il déforme délibérément la vérité. Et vous savez quoi ? Ça ne le dérange même pas que vous lisiez la Bible – tant que vous ne la vivez pas.

Il sait que si vous la vivez, cela signifiera que le caractère même de Dieu – son nom – sera gravé sur votre front par l’Esprit, et que vous vous retrouverez sur le mont Sion avec l’Agneau (Apocalypse, chapitre 14, verset 1).

Coin des enfants

Marche avec Dieu

Et laisse-le te conduire !
1. Écoute
2. Lis le texte

« Soldats chrétiens, en avant ! » annonce une voix si puissante qu’elle couvre le tintement des sonnettes de vélo et le brouhaha de conversations bien animées. Abby ajuste son casque. Pendant des semaines, elle a attendu avec impatience cette balade à vélo organisée par l’église !

Peu après, le groupe se met en route. Le sentier goudronné est bordé d’un bois dense d’un côté, et d’une haute clôture grillagée de l’autre. Le groupe franchit une petite colline qui débouche sur une longue pente descendante. Arrivée la première en bas, Abby descend de son vélo pour explorer les lieux. Elle aperçoit un os au bord du sentier. Je me demande si c’est un gros animal qui l’a laissé là, pense-t-elle avec un petit frisson.

Le reste du groupe ne s’étant pas arrêté, elle enfourche son vélo et file à la poursuite de ses amis. Après plusieurs kilomètres, quelqu’un suggère de faire demi-tour. Lorsqu’elle voit sa mère faire elle aussi demi-tour, Abby éprouve un pincement de déception. « Déjà ? Est-ce qu’on doit vraiment rentrer, Maman ? »

« Chérie, mes jambes vont lâcher si on continue encore longtemps, répond Maman en riant. Et en plus, ton père et ton petit frère nous attendent au parking. »

Les yeux d’Abby s’illuminent soudain. « Dis Maman, est-ce que je peux passer devant les autres ? » Et elle repart avec un regain d’énergie, puis entame le premier virage. Elle négocie le virage suivant avec force, remplie d’un merveilleux sentiment d’indépendance. Tout à coup, elle remarque à quel point le sentier est désert. À gauche, elle aperçoit des voitures à travers la clôture grillagée ; à droite, les ombres dans le bois sombre s’allongent déjà.

Hum, je pense que je devrais rebrousser chemin, se dit-elle. Mais non, le parking doit se trouver juste après le prochain virage. J’y suis presque !

Les minutes passent, mais aucun parking n’apparaît. Se rendant compte qu’elle est seule sur la piste, elle pédale plus vite encore. Elle sursaute lorsque deux cyclistes surgissent ; ils la dépassent en la saluant de la tête. Puis elle remarque une colline devant elle – et se souvient de l’os. Comment a-t-elle pu l’oublier ? Mais je suis allée trop loin pour faire demi-tour, panique-t-elle. Je suis juste allée trop loin !

Elle prie pour qu’aucun animal sauvage ne rôde dans les parages. Pendant un instant, elle imagine un puma tapi près du sentier. Elle pédale à toute vitesse pour s’éloigner de cet endroit qui fait peur. Elle a l’impression que ça va lui prendre une éternité avant d’apercevoir le parking. Mais enfin, elle l’aperçoit ! Ah, rien ne lui paraît aussi beau ! Elle se précipite vers la voiture de son père et lui raconte ce qui s’est passé.

Un peu plus tard, elle aperçoit au loin une silhouette courant vers l’entrée du sentier. C’est Maman – à bout de souffle et en larmes. Abby se précipite à sa rencontre. « Oh, Abby, je suis tellement contente que tu sois saine et sauve ! dit-elle en la serrant dans ses bras. Pourquoi es-tu partie devant moi ? »

« Je suis vraiment désolée Maman, dit-elle, les yeux remplis de larmes. Je t’ai demandé si je pouvais partir devant tout le monde, tu te souviens ? »

« Oui, répond Maman. Mais tu n’as pas attendu ma réponse ! »

T’est-il déjà arrivé de devancer Dieu ? Si oui, tire une leçon de l’erreur d’Abby ! Si tu attends que Dieu te réponde, tu t’épargneras bien des chagrins et des souffrances. Tu n’as pas à parcourir le sentier tout seul. Le diable te chuchotera beaucoup de mensonges au cours de ta vie – du coup, souviens-toi de ceci : tu n’es jamais allé trop loin pour rentrer chez toi. Peu importe ce que tu as fait, ce que tu as vu, ce que les autres ont dit ou ce que tu pourrais penser – tu es précieux pour Jésus. « Je t’aime depuis toujours et pour toujours », dit-il (Jérémie, chapitre 31, verset 3, version Parole de Vie). Il veut être ton compagnon. Acceptes-tu de marcher avec lui ? Si oui, donne-lui ta main et ton cœur – puis tourne-toi vers l’avenir, car ta mission ne fait que commencer !

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Lundi

Message du jour

Le message dont le monde a encore besoin

Notre mission n’a pas changé · Par Shawn Boonstra
1. Écoute
2. Lis le texte

« Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. Et un autre, un second ange suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité ! Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d’une voix forte : Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l’agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apocalypse, chapitre 14, versets 6 à 12)

Une certaine organisation avait envoyé un homme pour évaluer les campagnes d’évangélisation adventistes. Le soir où il s’était présenté à la réunion, j’avais parlé de l’influence que la culture populaire peut avoir sur notre vision morale, et de la façon dont le fait de s’exposer régulièrement à des influences négatives peut rendre la résistance à la tentation plus difficile. « Ben voilà ! m’a-t-il dit. C’est exactement ça que vous devriez prêcher ! »

Je l’ai regardé en silence. Parfois, quand on hésite à répondre, les gens se mettent alors à en dire plus sur ce qu’ils pensent. « Oubliez tout le reste, a-t-il poursuivi. Je comprends que le sabbat est important pour les adventistes. Mais si vous vous focalisiez davantage sur le genre de choses à l’exemple de votre prédication de ce soir, je pense que votre ministère connaîtrait un véritable essor. »

Un message qui ne peut être remplacé

Soudain, Dudley M. Canright m’est venu à l’esprit. Il avait dit un jour que s’il n’y avait pas eu notre message unique – et difficile – il aurait été un prédicateur de renom. Il passait, évidemment, complètement à côté de l’essentiel. Ce n’est pas le talent d’orateur qui fait la grandeur des prédicateurs adventistes ; c’est notre message biblique – un message qui a le pouvoir de toucher comme nul autre le cœur des pécheurs. Il est efficace parce qu’il est solidement ancré dans la personne de Jésus.

Mais revenons à cet évaluateur. Sachant qu’il n’était pas adventiste, on comprend facilement pourquoi il n’accordait aucune valeur au message des trois anges. En fait, il n’en avait même pas entendu le reste qu’il réagissait déjà selon une compréhension des adventistes qu’il avait entendue de la bouche d’amis et trouvée sur des sources en ligne. Il privilégiait un contenu qui correspondait davantage à ses croyances personnelles.

Malheureusement, il n’y a pas que les non-adventistes qui pensent ainsi. Parfois, on entend des adventistes de longue date bien intentionnés suggérer que notre message est une relique du dix-neuvième siècle, qu’il est temps d’aller de l’avant et de nous rapprocher des autres Églises chrétiennes. Et on découvre fréquemment que leur aversion pour nos doctrines provient, en fait, de la manière dont ils les ont apprises dans leur enfance : si leurs mentors étaient sévères et enclins à juger, il est probable qu’ils ont été privés d’une compréhension centrée sur le Christ et axée sur la rédemption. Ce qui est également tragique, c’est qu’il est aussi possible qu’on ne leur ait tout simplement jamais enseigné quoi que ce soit.

Les nouveaux convertis à ce mouvement vous diront souvent que le message des trois anges constitue l’image la plus claire et la plus puissante du Christ qu’ils aient jamais vue. Et ceux qui s’efforcent de gagner des âmes témoigneront de la puissance de ce message pour ramener les pécheurs égarés vers Dieu.

Observez attentivement les gens de l’auditoire lors d’une campagne d’évangélisation. Analysez l’expression de leurs visages. Chaque soir, l’évangéliste lance un appât doctrinal différent à ses auditeurs – et chaque soir, on voit différents « poissons » remonter à la surface et mordre à l’hameçon.

Ainsi, différents aspects de notre message interpellent différentes personnes. Parfois, c’est le sabbat qui convainc quelqu’un de remettre sa vie entre les mains du Christ. D’autres fois, c’est l’état des morts, ou même le message de la santé. C’est comme si Dieu nous avait donné en tant que pêcheurs d’hommes 28 appâts à utiliser. Une fois que les 28 croyances fondamentales ont été fidèlement enseignées, le filet commence à se remplir.

Cela dit, certains sont convaincus que l’efficacité de notre message s’amenuise – que celui-ci est moins pertinent pour les foules postmodernes. Les évangélistes expérimentés vous diront que c’est loin d’être vrai : ces dernières années, ils ont vu son attrait grandir. Selon eux, les auditoires sont souvent plus réceptifs qu’on ne l’imagine. Il arrive même que des personnes se lèvent de leur siège au beau milieu d’une présentation, répondant spontanément à un appel à la conversion plus de 20 minutes avant la fin de la présentation.

Ce n’est pas l’éloquence humaine qui en est la cause. Des prédicateurs médiocres obtiendront, s’ils sont fidèles, des résultats comparables à ceux des prédicateurs éloquents, car c’est l’Esprit de Dieu qui s’adresse à l’auditoire à travers sa Parole.

Fidèles à la mission

Dieu ne s’est pas trompé dans la mission qu’il nous a confiée. Il est difficile d’imaginer le ciel se réunissant d’urgence parce que tout à coup, il s’est dit qu’il avait donné le mauvais message à l’Église adventiste. « Apportez-moi un stylo, lance Gabriel, car il faut tout réécrire. Nous n’avons tout simplement pas anticipé le monde postmoderne ; il faut absolument nous adapter ! »

C’est une idée ridicule ; nous savons instinctivement que ce n’est pas vrai. Si les prophéties se sont avérées justes pendant autant de siècles – voire de millénaires – nous savons qu’Apocalypse, chapitre 14, n’est pas erroné. Apocalypse, chapitre 18, non plus, lequel promet que le monde sera bientôt illuminé de la gloire du Christ.

Ce mouvement n’est pas voué à s’éteindre dans l’ombre ; il se dirige plutôt vers un apogée grandiose ! Et nous serons profondément surpris par le nombre de personnes qui afflueront vers l’Église. Sœur White nous assure qu’« à la onzième heure des milliers de personnes verront et reconnaîtront la vérité. L’Église sera surprise par la rapidité avec laquelle s’effectueront les conversions, et seul le nom de Dieu sera glorifié. »

Même si le monde semble s’éloigner de plus en plus de l’idéal de Dieu, les vérités saisissantes d’Apocalypse, chapitre 14, ne perdent en rien leur importance. Elles gagnent en puissance à mesure que les gens assistent à l’effondrement des systèmes humains, et à mesure qu’ils font l’expérience de la déception qu’engendre la confiance placée dans les royaumes de ce monde. Le désenchantement atteint des sommets sans précédent ; et s’il est vrai que beaucoup ont perdu tout espoir de trouver une vérité objective, en revanche, ce serait une erreur de croire que les gens s’en satisfont. Le cœur humain a été programmé pour l’éternité (Ecclésiaste, chapitre 3, verset 11), et l’attrait pour le Christ ne fera que se renforcer à mesure que cette planète déchue continuera de se désintégrer.

Mais même si ce n’était pas le cas, nous serions tout de même tenus de prêcher. Après tout, selon une lecture traditionnelle de Genèse, chapitre 6, verset 3, Noé a prêché pendant 120 ans sans avoir la promesse de résultats spectaculaires, et il est resté fidèle à sa mission. Il y a toutefois une différence fondamentale : même si la situation morale de notre monde ressemblera à celle aux jours de Noé, il a été dit d’emblée à Noé qu’il n’y aurait que huit personnes dans l’arche. Mais Dieu nous a révélé la présence d’une foule innombrable de pécheurs rachetés – l’accomplissement de la promesse de Dieu à Abraham.

Sources

La citation d’Ellen White est tirée de Messages choisis, volume 2, page 16.

Coin des enfants

Peu, c’est beaucoup

Rien n’est si grand, ni si petit, qu’on ne puisse l’offrir à Jésus
1. Écoute
2. Lis le texte

Quand je lis Matthieu, chapitre 14, versets 13 à 21, j’imagine que l’histoire s’est déroulée à peu près comme ça :

« Il y a quelque chose dans l’air… je le sens », murmure Nathan alors qu’une brise pénètre par la fenêtre.

« Hum… C’est peut-être un orage qui se prépare au-dessus du lac », fait remarquer sa mère.

« C’est pas ça, Maman, insiste-t-il. Tu vois tous ces gens qui passent ? Il doit y avoir quelque chose d’inhabituel. »

Nathan décide de mener sa petite enquête, laquelle lui donne raison : un étranger fascinant, un faiseur de miracles, se trouve dans les environs. Toutes sortes de gens se dirigent dans la même direction. « S’il te plaît, Maman, je peux aller le voir ? supplie Nathan. Je veux entendre ce qu’il a à dire. »

La mère de Nathan réfléchit un moment. « D’accord, mais je vais d’abord te préparer un déjeuner à emporter. » En un rien de temps, elle lui tend un panier contenant quelques pains et deux petits poissons. « Tiens Nathan – fais bien attention. Et ne reste pas trop longtemps ! »

Trouver Jésus ? Rien de plus facile ! Des milliers de personnes se pressent autour de lui dans un champ garni de fleurs sauvages et de hautes herbes surplombant le magnifique lac. Nathan s’approche du Maître autant qu’il ose le faire, puis s’assoit pour l’écouter. Il est si attentif que plus tard, lorsqu’un disciple de Jésus s’approche de lui, c’est à peine s’il s’en rend compte. « Excuse-moi, lui dit une voix aimable, accepterais-tu de partager ton déjeuner avec le Maître ? »

Nathan avale sa salive et sent son estomac vide gargouiller. « Tenez ! C’est pas grand-chose… J’ai juste cinq pains et deux p’tits poissons. »

Le disciple sourit. « C’est suffisant. »

Nathan cligne des yeux. Chaque fois qu’il pense aux prêtres revêtus de robes somptueuses, à leurs discours pompeux et à leurs innombrables règles, il n’a jamais l’impression d’être assez bien pour Dieu. Mais les paroles du disciple lui insufflent un nouvel espoir : celui que Dieu ne refusera pas le plus petit des dons s’il vient du cœur.

Il suit son déjeuner du regard tandis qu’on le dépose dans les mains de Jésus. Lorsque l’aimable Maître croise son regard et lui sourit, Nathan a la conviction que Jésus sait tout de lui et qu’il l’aime malgré tout. Il n’y a pas d’autre façon de décrire ça ! s’émerveille Nathan.

Jésus demande à son Père de bénir ces aliments, puis se met à diviser les pains en morceaux. Nathan écarquille les yeux de stupéfaction : à ce stade, les cinq pains de sa mère auraient dû être épuisés. Pourtant, les mains de Jésus continuent de faire apparaître d’autres pains et d’autres poissons. Des milliers de personnes, assises sur le flanc de la colline, mangent à leur faim !

Nathan serre un pain d’orge entre ses mains et l’examine. Je tiens un miracle dans mes mains, pense-t-il. Dire que Jésus a utilisé le peu que j’avais pour accomplir ce miracle !

Il t’est peut-être déjà arrivé de penser que ta vie n’a pas beaucoup d’importance à l’échelle du monde. Mais si Jésus a nourri plus de 5 000 personnes avec le déjeuner d’un jeune garçon, que penses-tu qu’il peut faire avec ta vie si tu la lui remets ?

Dieu n’a pas attendu que Nathan soit un adulte pour accomplir quelque chose de grand pour lui. Le don de son déjeuner – et de son cœur – peut sembler insignifiant, mais il avait une valeur inestimable aux yeux de Jésus. Qu’en est-il de toi ? Veux-tu lui offrir ta vie ? Rien n’est si grand – ni si petit – qu’on ne puisse l’offrir à Jésus.

Lorsque nous nous abandonnons à lui, nous permettons à sa puissance de se manifester à travers nous. C’est ainsi que nous avons un « trésor dans des vases de terre » (deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 4, verset 7, version Louis Segond). Tu es un vase ; Jésus est le trésor. Ensemble, vous formez une équipe formidable !

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Mardi

Message du jour

La doctrine a un visage

Christ, le centre même de nos croyances · Par Shawn Boonstra
1. Écoute
2. Lis le texte

« Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » (Jean, chapitre 5, verset 39)

Polycarpe, un martyr du deuxième siècle bien connu des chrétiens pour son courage extraordinaire, avait coutume de raconter une histoire (légendaire ?) concernant l’apôtre Jean, rapportée dans les écrits d’Irénée, un Père de l’Église primitive.

Selon Irénée, « Il y a aussi ceux qui ont entendu de lui, c’est-à-dire de Polycarpe, que Jean, le disciple du Seigneur, se rendant aux bains d’Éphèse et apercevant Cérinthe à l’intérieur, se précipita hors des bains sans s’être baigné, s’exclamant : Fuyons, de peur que même les bains ne s’écroulent, car Cérinthe, l’ennemi de la vérité, s’y trouve. »

Pourquoi Jean s’est-il enfui ?

Si cela s’est réellement produit (ce n’est peut-être qu’une simple légende !), qu’est-ce qui aurait poussé Jean à fuir ? Cérinthe était un hérétique bien connu à cette époque, qualifié par Jean d’« ennemi de la vérité ». Il enseignait que Jésus n’était qu’un simple homme ; qu’il n’y avait pas eu de naissance miraculeuse d’une vierge ; que la création était l’œuvre d’un dieu inférieur. Il est sans doute connu surtout pour avoir enseigné que Jésus était devenu le Messie lors de son baptême, mais qu’ensuite, alors qu’il se rendait à la croix, la puissance divine qui avait rendu son ministère possible l’avait quitté, laissant derrière lui un simple homme voué à la mort.

Au cours des premiers siècles du christianisme, de telles erreurs devinrent de plus en plus courantes. Elles sont, à l’évidence, totalement contraires à tout ce que les apôtres avaient enseigné alors qu’ils répandaient l’Évangile dans l’Empire romain. Jean dit lui-même avoir écrit son Évangile « afin que vous croyiez » (Jean, chapitre 20, verset 31) ; Irénée ajoute qu’il voulait aussi corriger l’erreur de Cérinthe. Quoi qu’il en soit, ses premiers mots servent bel et bien de correctif pour ceux qui pourraient être tentés de rabaisser le Christ. Ils comptent parmi les plus beaux que l’on trouve dans la Bible, affirmant que la création n’est l’œuvre de nul autre que Jésus lui-même, la Parole. « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jean, chapitre 1, verset 3)

Jean identifie Jésus comme étant le Logos – un terme qui aurait grandement intéressé les philosophes grecs. Les Grecs employaient ce mot différemment de Jean. Pour eux, le Logos était le principe suprême et immuable qui maintenait l’univers en place – une constante inaltérable derrière un cosmos en mouvement perpétuel. Jean, quant à lui, décrivait quelque chose de différent ; il s’appuyait sur les Écritures pour révéler le Christ. Mais un lecteur grec novice en matière de christianisme aurait pu s’interroger face à la déclaration de Jean : le Dieu qui a créé l’univers, qui le maintient, et qui nous a donné la vie, s’est manifesté personnellement sur cette planète – sous la forme d’un véritable être humain de chair et de sang. Le Verbe s’est fait chair. Pour un esprit grec, cela aurait été une pensée révolutionnaire.

Lire la Bible correctement

Jésus est la vérité ultime qui se cache derrière tout ce que nous percevons par nos sens. Les Grecs cherchaient le Christ sans le savoir, comme beaucoup le font encore aujourd’hui – mais le peuple de l’alliance de Dieu le cherchait aussi. Inspiré par l’Esprit, Jean prit soin d’inclure ces paroles de Jésus : « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » (Jean, chapitre 5, verset 39)

Les érudits de diverses traditions débattent depuis longtemps de la meilleure façon d’interpréter les Écritures. Mais dans cette déclaration, Jésus nous donne une clé essentielle : si on ne voit pas le Christ dans les paroles de la Bible, c’est qu’on la lit mal. Si Jésus n’est pas la source et le centre de toute chose, on se trompe. Si on essaie de comprendre les doctrines fondamentales de l’Église en faisant abstraction de la personne et du caractère du Christ, on fera fausse route. Si, à l’instar des hérétiques d’autrefois, on essaie de reléguer Jésus au second plan… encore une fois, on ne saisira jamais le message essentiel de la Bible.

Après tout, le sabbat n’est pas simplement une règle ; c’est une invitation à se reposer dans la présence du Christ. La doctrine du baptême est une invitation à crucifier le vieux moi et à commencer une vie nouvelle, vie que l’on abandonne à celui qui a créé l’univers et qui continue de le maintenir. Les principes d’une vie saine n’ont pas été donnés simplement pour prolonger notre espérance de vie ; la Bible étant le mode d’emploi du corps humain rédigé par le Fabricant divin, elle révèle, du coup, un moyen de se rapprocher du dessein originel de Dieu.

Dans sa lettre à l’église de Colosses, laquelle n’était pas très loin de la demeure de Jean à Éphèse, Paul a expliqué l’essence même de la bonne doctrine. Évoquant le mystère révélé à l’Église dans l’Évangile, il a écrit : « mystère révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. » (Colossiens, chapitre 1, versets 27 et 28)

Le fondement de nos croyances

Tout cela nous enseigne quelque chose d’important sur notre mission dans un monde vivant au seuil du royaume. Notre mouvement prophétique n’est pas né de délibérations de comités – bien que des comités se soient certainement penchés sur les enseignements de la Bible. Il est plutôt né de Jésus, de celui-là même dont dépend notre existence. Prêtez une attention particulière à la manière dont les Écritures décrivent notre œuvre et au contexte dans lequel elle est censée se dérouler : « Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. » (Apocalypse, chapitre 14, verset 1) Sans l’Agneau, il n’y a pas d’Église adventiste. Sans l’Agneau, il n’y a pas de message, car c’est lui qui en est le centre. Prêcher nos doctrines en les dissociant de la personne de Jésus, c’est les interpréter de manière totalement erronée.

Lorsque nous étudions nos croyances fondamentales, voici la question peut-être la plus importante que nous puissions nous poser : « Qu’est-ce que cela m’apprend sur la personne de Jésus et sur ce qu’il est ? » Ensuite, lorsque nous nous apprêtons à partager ces croyances avec quelqu’un d’autre, cette compréhension centrée sur Jésus doit être au cœur même de ce que nous disons à cette personne. Si le sabbat n’est rien d’autre qu’une règle arbitraire, il perd tout son sens. Mais si le sabbat est le signe d’une alliance avec le Créateur – un moyen de se rapprocher de celui qui nous a créés et d’être transformés à son image – s’il s’agit du Seigneur du sabbat et de son amour pour nous, alors ce jour est compris comme étant imprégné de la puissance de l’Esprit.

Le sabbat ne traite pas tant d’une période de 24 heures que d’une personne. Si la manière dont nous l’enseignons aux autres ne reflète pas cela, là encore, nous nous trompons. Il est tout à fait possible d’observer le sabbat de manière mécanique et rituelle chaque semaine, pendant toute la vie, sans jamais vraiment connaître le Dieu qui se trouve derrière. Sans Jésus, ce n’est qu’un jour de congé. Mais avec Jésus, c’est un jour qui remplit l’âme – un jour qui nous rappelle d’où nous venons, qui nous sommes, et où nous allons. C’est un rappel puissant que Jésus est le fondement même de toute existence.

Jean s’est-il vraiment enfui des bains publics parce que l’hérétique Cérinthe s’y trouvait ? Peut-être. Histoire vraie ou légende ? Qui sait ! Mais voici ce que nous savons : l’Esprit a veillé à ce que l’Évangile de Jean établisse de manière indubitable que le Christ est le centre de tout. Cela laisse sans argument ceux qui pourraient bien être tentés de penser autrement.

Sources

La citation d’Irénée est tirée de Contre les hérésies, livre 3, chapitre 3, dans l’édition anglaise d’Aeterna Press, 2016, page 182.

Coin des enfants

Vis ta vie pour Jésus

Et sois son témoin
1. Écoute
2. Lis le texte

Ta manière de vivre en dit beaucoup plus long sur l’amour de Dieu que les mots que tu prononces.

Les incendies n’ont aucun secret pour Tim.

Il sait comment ne pas les déclencher, comment les éteindre, et ce qu’il faut faire si le feu prend à ses vêtements (s’arrêter, se jeter par terre et rouler sur soi-même). Sa mère lui a montré les statistiques sur les feux de forêt et lui a parlé des incendies qui ont ravagé la campagne. Elle lui a même acheté des autocollants sur la sécurité incendie pour qu’il les distribue à ses amis. Par-dessus tout, elle insiste pour qu’il ne joue jamais avec des allumettes. Bref, de tous les garçons et filles de l’école, c’est Tim qui en sait le plus sur la sécurité incendie.

En réalité, Tim veut jouer avec le feu. En apparence, il a l’air obéissant et coopératif, mais au fond de lui, il attend que l’occasion se présente – n’importe quel moment où sa mère sera distraite – pour attraper des allumettes et les glisser dans sa poche.

Un jour, la chance lui sourit ! En se rendant à l’école, Tim tapote la bosse dans sa poche et réfléchit à ce qu’il va faire de ce trésor interdit. Je vais trouver un endroit sûr pour en gratter une, se dit-il.

En rentrant de l’école, Tim passe devant un grand champ où se trouve une petite grange au bord de la route. Personne n’habite en face. Il n’a qu’à s’accroupir dans l’herbe pour être invisible aux voitures qui passent. Tout excité, il écarte l’herbe et gratte une allumette. La flamme vacille dans la brise. Les yeux de Tim brillent de fascination tandis que la flamme consume l’allumette. Au bout de quelques instants, elle arrive à ses doigts. « Ouille ! » s’écrie-t-il. Sans réfléchir, il jette l’allumette encore allumée dans un trou herbeux. Une flamme jaillit immédiatement. Malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à l’éteindre. Elle embrase rapidement l’herbe sèche, puis se propage dans le champ.

Tim comprend rapidement qu’il ne peut rien faire pour arrêter l’incendie. Le ventre noué, il parcourt le reste du chemin jusqu’à la maison et entre en silence.

« Salut mon chéri ! » lance Maman depuis la cuisine. Soudain, elle a le souffle coupé. « Hé, il y a de la fumée qui s’élève du champ au bout de la route. Il faut que j’appelle les pompiers ! »

Tim court avec sa mère jusqu’au champ. Des hommes en sueur luttent pour maîtriser l’incendie. Malheureusement, le champ est carbonisé, et la grange, réduite en cendres. Une fois l’incendie éteint, Tim ne se sent pas soulagé pour autant : il sait que sa désobéissance a coûté beaucoup d’argent à la ville et mis la vie des gens en danger. Pour Tim, connaître les règles de sécurité incendie est une bonne chose… mais cela ne suffit pas ! Il doit mettre en pratique ce qu’il sait.

Et toi ? Connais-tu très bien la Bible ? Si oui, obéis-tu à ce qu’elle enseigne ? Si, comme Tim, tu sais ce qui est bien mais que tu ne le mets pas en pratique, demande à Dieu de t’aider ! Il t’appelle à faire bien plus que parler de sa bonté, ou à faire bien plus qu’avoir l’air d’obéir à ses commandements – il t’appelle à être son témoin. Être un témoin ne veut pas dire que tu es parfait, mais plutôt que tu demandes à Dieu de t’aider à donner le meilleur de toi-même. Tu n’as qu’une seule vie, alors, vis-la pour Jésus !

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Mercredi

Message du jour

L’œuvre véritable de l’Esprit

Et ce que l’Esprit n’est pas · Par Shawn Boonstra
1. Écoute
2. Lis le texte

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » (Jean, chapitre 16, versets 13 et 14)

À peine suis-je devenu adventiste qu’une de mes amies m’a encouragé à assister à des réunions de réveil charismatiques, lesquelles se tenaient dans une salle louée à l’autre bout de la ville. Je me suis dit que si je voulais partager ma foi avec elle, je devais sans doute me montrer disposé à prendre en considération son point de vue.

Avec le recul, il est devenu évident que ma présence à cette réunion n’était pas du tout une bonne idée. Le prédicateur a délivré un message qui m’a surpris. « C’est ici que vous trouverez le Saint-Esprit », a-t-il dit, en désignant la salle louée dans laquelle nous étions rassemblés. C’était le premier signe que quelque chose n’allait vraiment pas : les Écritures ne nous exigent pas d’assister aux réunions d’un prédicateur en particulier pour trouver l’Esprit de Dieu – le Saint-Esprit est présent où que nous soyons. L’orateur a poursuivi : « Au bout de deux ou trois jours environ, la bénédiction de l’Esprit s’estompera, et vous devrez revenir pour en recevoir davantage. »

D’un point de vue biblique, c’était là un autre problème majeur : Dieu n’a désigné aucun individu comme seul dispensateur de ses bénédictions. L’Esprit de Dieu se manifeste bel et bien lors des rassemblements de croyants ; l’effusion spectaculaire du Saint-Esprit sur l’assemblée des croyants dans Actes, chapitre 2, en est la preuve. Dieu bénit certes la prédication des individus par la présence de son Esprit. Cependant, ce prédicateur en particulier n’était pas Pierre, et cette réunion n’était certainement pas le jour de la Pentecôte.

Puis est venu le coup de grâce – les mots qui m’ont poussé à me lever et à quitter précipitamment la salle. « Pour recevoir l’Esprit, a poursuivi le pasteur, vous devez vider votre esprit et vous laisser aller. » Sur ces mots, les gens tout autour de moi se sont mis à tomber par terre, riant de manière incontrôlable. J’avais atterri au cœur de ce que certains appelaient la « Bénédiction de Toronto » – un mouvement mondial qui avait ajouté le phénomène du rire sacré à la croyance charismatique plus traditionnelle du parler en langues. Avec le temps, leur mouvement allait devenir encore plus spectaculaire : la manifestation consistant à « aboyer dans l’Esprit » tout en rampant à quatre pattes comme un animal. Évidemment, rien de tout cela ne se trouve dans les pages de la Bible.

Ce que fait réellement l’Esprit

Tentant désespérément de trouver la preuve que Dieu les connaît et les aime, certains tombent dans le piège de croire que les soi-disant miracles qui se produisent lors de leurs réunions sont la preuve de leur salut. On leur dit parfois qu’ils ne sont pas des chrétiens accomplis tant qu’ils ne se mettent pas à parler en une mystérieuse langue céleste.

Non seulement cette exigence ne repose sur aucun texte biblique (à la Pentecôte, les disciples parlaient de véritables langues humaines, que la foule comprenait), mais c’est aussi une grave incompréhension du rôle de l’Esprit. L’Esprit n’annonce pas sa présence par des signes dénués de sens ; son œuvre consiste avant tout à amener les gens au pied de la croix. Jésus a dit à ses disciples :

« Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » (Jean, chapitre 16, versets 8 à 14)

Le Saint-Esprit est la présence du Christ dans ce monde après son retour physique au sanctuaire céleste. Sa mission est celle du Christ, soit « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc, chapitre 19, verset 10).

Lors de son ascension, Jésus a dit à ses disciples qu’ils conquerraient le monde avec l’Évangile. « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes, chapitre 1, verset 8) Cela commencerait lorsque le Saint-Esprit leur donnerait la puissance. En d’autres termes, l’Esprit a été donné à l’Église pour lui accorder la capacité d’accomplir sa mission.

Le jour de la Pentecôte, alors que la foule s’émerveillait d’entendre Pierre s’exprimer miraculeusement en plusieurs langues, celui-ci expliqua ce dont ils étaient témoins par ces paroles saisissantes : « Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. » (Actes, chapitre 2, verset 33)

Nous commettons parfois l’erreur de dire que le Saint-Esprit a été donné aux disciples à la Pentecôte ; ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé. Selon Pierre, c’est Jésus qui a reçu l’Esprit ; celui-ci s’est répandu sur lui pour se déverser ensuite sur l’Église rassemblée dans la chambre haute. Jésus est au cœur de toute mission, et l’Esprit sert ses desseins dans ce monde – pas les nôtres.

La puissance pour la mission

Plusieurs siècles avant la Pentecôte, le psalmiste a écrit un chant qui éclaire ce qui se passerait le jour où Pierre conduirait des milliers de personnes vers le Christ. Voyez si ce passage vous semble familier :

« Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité. » (Psaume 133, versets 1 à 3)

À quel autre moment les frères ont-ils vécu ensemble dans l’unité ? Le jour de la Pentecôte, alors qu’ils étaient « tous ensemble dans le même lieu » (Actes, chapitre 2, verset 1). Qui était Aaron ? Le souverain sacrificateur. Que symbolise l’huile ? Le Saint-Esprit. Ce n’est pas un hasard si Pierre a dit à la foule que Jésus venait d’être « élevé par la droite de Dieu » (Actes, chapitre 2, verset 33). À la suite d’Ellen White, des interprètes adventistes comprennent que la Pentecôte marquait le jour où Jésus a été intronisé en tant que Souverain sacrificateur dans les cieux, lorsqu’il a reçu l’Esprit et l’a déversé sur son Église pour inaugurer sa mission dirigée par l’Esprit.

Cela signifie que tout ce qui concerne notre œuvre doit être dirigé par Jésus depuis le sanctuaire céleste ; nous sommes en charge de pratiquement rien. L’Esprit nous incite à suivre l’exemple du Christ pour atteindre ceux qui sont perdus, nous accordant des dons pour l’accomplissement de cette mission. Rien – absolument rien – n’est aussi important pour Jésus que de sauver les âmes perdues. Souvenez-vous que dans une parabole, il a décrit un berger qui a laissé 99 brebis pour en retrouver une seule qui s’était égarée. Lorsque cette brebis perdue a été retrouvée, le ciel a mis en pause ses activités pour se livrer à de grandes réjouissances.

Toutes les ressources du ciel sont consacrées à la conversion des pécheurs égarés, et non à notre divertissement. L’Esprit de Dieu n’a pas été donné pour que les croyants puissent essayer de s’impressionner mutuellement avec des capacités apparemment miraculeuses pendant un service de culte. L’Esprit n’a pas été envoyé pour permettre aux prédicateurs à la télé de promettre la guérison en échange d’une contribution financière. Il n’a pas été envoyé pour pousser les gens à rire de manière incontrôlable ou à émettre des sons incohérents. Il a été envoyé pour nous aider à accomplir la seule et unique chose que Dieu nous a confiée.

« En un sens tout particulier, nous rappelle sœur White, les adventistes ont été suscités pour être des sentinelles et des porte-lumière. Le dernier avertissement pour un monde qui périt leur a été confié. La Parole de Dieu projette sur eux une lumière éclatante. Leur tâche est d’une importance capitale : la proclamation du message des trois anges. Aucune œuvre ne peut lui être comparée. Rien ne doit en détourner notre attention. »

Rien – absolument rien. Si nous nous focalisons sur autre chose, c’est une distraction. Si nous essayons d’invoquer l’Esprit pour toute autre chose, nous demandons ce qu’il ne faut pas. La mission qui nous a été confiée est colossale – en fait, elle est humainement impossible. Lorsque Dieu nous révèle son message final pour le monde – le message des trois anges – puis nous demande d’aller vers les nations pour le prêcher, nous nous sentons souvent accablés. Cela semble être une mission tout à fait impossible – enfin, jusqu’à ce que nous nous souvenions que cette mission s’accompagne d’une promesse certaine : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes, chapitre 1, verset 8).

D’un point de vue historique, chaque avancée dans la cause du Christ a été animée par le Saint-Esprit. Il se sert de son Église – en nous donnant les moyens et la force nécessaires – afin que nous puissions nous aligner pleinement sur les priorités suprêmes du Christ.

Quelle est la véritable preuve que l’Esprit est présent au sein d’une communauté ? La mission. Les âmes. Des vies transformées. Des membres de l’Église qui grandissent dans la foi parce qu’ils voient comment Dieu prend leurs modestes efforts et les multiplie. « Le seul moyen de croître en grâce, nous dit la plume inspirée, c’est de faire avec dévouement l’œuvre dont le Seigneur nous a chargés : travailler, dans la mesure de nos forces, au bien de ceux qui ont besoin de nous. »

Ce n’est pas l’une des façons de grandir ; c’est la seule façon. Priez sans hésiter pour l’effusion finale et glorieuse du Saint-Esprit. Demandez à Dieu d’envoyer la pluie de l’arrière-saison ; après tout, il nous invite à nous réclamer de sa promesse. Mais soyez ensuite prêts à parler de Jésus, car c’est ce qu’il va vous inciter à faire, tout comme il a déversé toute sa puissance à la pluie de la première saison, aux jours de Pierre.

Sources

La première citation d’Ellen White, sur les sentinelles et les porte-lumière, est tirée d’Évangéliser, page 115.

La seconde, sur le moyen de croître en grâce, est tirée de Vers Jésus, page 123.

Coin des enfants

Écoute le Saint-Esprit !

Danger près du tas de bois
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Luc scrute la cour dans l’espoir de trouver quelque chose d’intéressant à faire. Près des marches du porche, son père et sa grand-mère sont plongés dans une grande conversation. Et lui, il s’ennuie à mourir !

Tout à coup, il aperçoit un gros tas de bois de chauffage au bord de la cour. Les yeux brillants, il part en courant dans cette direction.

Soudain, il « entend » dans sa tête une douce voix. « Ne t’approche pas du tas de bois ! » Surpris, il s’arrête. Dieu serait-il en train de me parler ? Il n’en est pas sûr. Après tout, il n’est qu’un enfant ! Ce qu’il veut, c’est grimper sur ce tas de bois. Je ne vois rien de dangereux, pense-t-il. Il hausse les épaules et continue à descendre la pente jusqu’à ce qu’il atteigne une grosse bûche, sur laquelle il commence à grimper.

Soudain, un fort cliquetis emplit l’air. À quelques mètres seulement devant lui, un long serpent brun est enroulé sur lui-même, prêt à attaquer. Luc est pétrifié ! C’est la première fois de sa vie qu’il voit un serpent à sonnettes ! Et il sait instinctivement que c’est dangereux. Que peut-il faire ? Il se met à crier en reculant – puis, à sa grande horreur, il s’aperçoit que son petit frère Daniel a trottiné jusqu’au tas de bois derrière lui. Il ne semble pas se rendre compte du danger !

Papa accourt. « Un serpent à sonnettes ! » s’écrie-t-il. Grand-mère attrape la main de Daniel et l’éloigne du serpent. Le cœur battant à tout rompre, Luc gravit la colline en courant et se réfugie dans la maison, où Maman les serre tous les deux dans ses bras. « Dieu soit loué, le serpent ne vous a pas mordus », répète-t-elle à plusieurs reprises. Ses mains tremblent et ses yeux sont remplis de larmes.

« Maman, j’ai entendu une voix dans ma tête qui m’a dit de ne pas aller vers le tas de bois », lui raconte Luc plus tard.

« C’était la voix du Saint-Esprit, répond Maman. Écoute cette voix, et en grandissant, elle te préservera de bien des ennuis. »

« J’ai plein de pensées qui me passent par la tête. Comment savoir lesquelles viennent du Saint-Esprit ? » demande Luc.

« C’est une bonne question, répond Maman, laquelle s’arrête et réfléchit un instant. C’est important de prendre le temps de lire la Bible. En la lisant, tu apprendras à reconnaître la voix du Saint-Esprit. Celui-ci te dira toujours de faire ce qui est juste, et tu pourras vérifier tes pensées à la lumière de ce que tu as appris dans la Bible. »

En repensant à quel point il avait été proche du serpent à sonnettes, Luc frissonne. Maman pose sa main sur son épaule. « Dans Matthieu, chapitre 26, verset 41, Dieu nous avertit de « veiller et prier », car nous avons un ennemi qui veut nous détruire. »

« Maman, cet ennemi, c’est le diable. »

« Exactement », répond-elle.

« Mais il ne va pas gagner, dit Luc. C’est Jésus qui gagne. Moi, je vais faire de mon mieux pour écouter sa voix. »

« C’est ça, en grande partie, veiller et prier, sourit Maman. Notre seule véritable sécurité se trouve en Jésus. Quand on écoute le Saint-Esprit, non seulement on est béni et plus proche du ciel, mais on devient aussi un puissant instrument de témoignage entre les mains de Dieu. C’est comme ça qu’on peut accomplir la mission qu’il nous confie. »

Luc réfléchit un instant. « Je ne sais pas exactement ce que Dieu veut que je fasse, mais j’ai une assez bonne idée pour l’instant : mettre ses directives en pratique. »

Maman sourit, car Luc manifeste soudain une sagesse impressionnante pour son âge. « C’est tout à fait ça, dit-elle. Laisse la Parole et l’Esprit de Dieu te guider. »

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Jeudi

Message du jour

Oubliez le pasteur !

Dieu veut vous utiliser · Par Shawn Boonstra
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« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu, chapitre 5, versets 14 à 16)

« Pasteur, j’ai l’impression que mon amie pourrait être intéressée par l’Évangile, mais je suis presque sûre qu’elle est au bar en ce moment. »

Le repas en commun venait de se terminer. Alors que nous remontions au rez-de-chaussée de l’église, je me suis arrêté un instant au milieu de l’escalier pour qu’elle puisse continuer.

« Il faut que tu y ailles tout de suite et que tu la sortes de là ! » a-t-elle exigé.

« Tammy, j’apprécie vraiment que tu te soucies de ton amie. C’est chouette de voir quelqu’un de la congrégation se soucier autant de ses semblables. Mais selon toi, ça se passerait comment si j’allais au bar pour la confronter ? »

« Je pense que si un pasteur y allait et lui parlait, elle changerait d’avis sur l’alcool et partirait ! » En prononçant ces mots, le visage de Tammy s’est éclairé un instant, tellement elle était sûre de sa réponse et espérait qu’elle m’inciterait à y aller.

Un tel sentiment est compréhensible ; beaucoup de gens semblent convaincus que les membres du clergé disposent d’arguments et de phrases spéciales (appris au séminaire) pour remporter instantanément un débat ou susciter une conviction. S’il est vrai que les pasteurs qui se consacrent à l’évangélisation ont souvent plus d’expérience que la plupart des gens lorsqu’il s’agit d’engager la conversation avec ceux qui sont en proie au doute, en revanche, ils sont totalement impuissants à fabriquer une conviction. Convaincre quelqu’un, c’est le rôle du Saint-Esprit. Lui seul peut le faire. Si quelqu’un ignore ou rejette les incitations de l’Esprit, alors aucun argument rationnel ne pourra changer ça.

« Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, nous rappelle Paul, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » (première lettre aux Corinthiens, chapitre 2, verset 14)

« Tammy, ai-je répondu, je ne pense pas que ça marcherait comme tu l’espères. La plupart du temps, si quelqu’un se rend compte qu’un ami ou un membre de la famille a envoyé le pasteur – et que cette visite n’est pas particulièrement la bienvenue – ça ne fait qu’empirer les choses. Je peux me rendre à ce bar tout de suite, mais ton amie saura que c’est toi qui es dans le coup. Et il y a de fortes chances que ça nuise à votre amitié. »

« Mais elle est spirituellement en danger ! » a répliqué Tammy, un peu surprise en constatant qu’à mon avis, son idée n’était pas géniale.

Pourquoi est-ce que j’hésitais ? Quand j’étais jeune pasteur, j’y suis allé d’une telle approche à maintes reprises. Le résultat a été trop souvent négatif pour croire que maintenant ça marcherait. Le plus souvent, des épouses pleines d’espoir comptaient sur moi pour trouver les mots justes afin de convaincre leurs maris de s’intéresser à Dieu. Il est vrai que si je parviens à devenir ami avec un mari de manière informelle, si je gagne suffisamment sa confiance, je pourrais alors encourager une recherche sincère et créer un environnement ouvert dans lequel il se sentira à l’aise pour parler de Jésus. Mais en général, ce n’est pas à la suite d’un débat qu’une personne décide d’entrer dans le royaume de Dieu.

Pensez à toutes ces disputes animées dont vous avez été témoin sur les médias sociaux. Combien de fois les avez-vous vues se terminer par ces mots : « Tu sais quoi ? Je crois que tu as raison ! » En général, c’est l’orgueil qui empêche cet heureux dénouement.

Une autre vision des choses

Outre le risque de fâcher son amie, Tammy entretenait une idée très répandue : celle, toute médiévale, selon laquelle c’est au pasteur – un professionnel formé – qu’il revient de gagner des âmes. Cette notion non biblique a contribué à une croissance lente – ou même négative – dans de nombreuses églises. Dans le modèle du Nouveau Testament, on constate que c’est le membre d’église qui est le pasteur, et que le pasteur joue le rôle d’un coach : il forme, équipe et encourage la congrégation à gagner des âmes.

Dans sa lettre à l’église d’Éphèse, Paul explique les dons que Dieu a accordés à chacun de nous : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ » (Éphésiens, chapitre 4, versets 11 et 12).

Les pasteurs n’ont pas reçu leurs dons pour accomplir seuls l’œuvre du ministère ; ils ont été investis du Saint-Esprit pour équiper les saints en vue de cette œuvre. Dans certaines traductions de la Bible, la ponctuation divise cette idée en deux, comme si le rôle du pasteur consistait à la fois à former les saints et à accomplir lui-même l’œuvre du ministère. Cette ponctuation, cependant, ne figure pas dans les manuscrits originaux, qui n’en comportaient aucune ; elle relève du choix des traducteurs. Le contexte, lui, est clair : au verset 16, c’est « chacune de ses parties » qui contribue à la croissance du corps.

Le rôle du pasteur consiste à vous inciter à vous atteler à la tâche que le Christ a confiée à chacun d’entre nous.

« Tous ceux qui ont reçu l’inspiration divine, nous rappelle Ellen White, possèdent l’Évangile en dépôt. Nous sommes ouvriers avec Dieu, appelés à le représenter comme des ambassadeurs de son amour. »

Remarquez que Jésus n’a pas dit à son auditoire que certains d’entre eux étaient la lumière du monde. Il s’adressait à une grande foule, et son message incluait toutes les personnes présentes. Beaucoup d’entre nous redoutent cet appel, se demandant s’ils ont vraiment ce qu’il faut pour conduire quelqu’un d’autre à Christ. La vérité, c’est que nous ne l’avons pas. Le pasteur non plus. Nous ne sommes pas appelés à faire le travail du Saint-Esprit, mais plutôt à être présents pour ceux sur qui l’Esprit agit.

Un rôle pour chacun d’entre nous

Lorsque vous rencontrez quelqu’un qui pourrait être intéressé par la foi, il est naturel de penser immédiatement à faire appel au pasteur – et il est vrai qu’un bon pasteur peut être une ressource utile. Mais il est important de choisir de croire que Dieu a mis cet individu sur votre chemin pour une raison bien précise. Il est tout à fait probable que vous soyez le meilleur choix possible pour aider cet individu à forger un lien avec l’Église de Dieu.

La compréhension que Dieu vous appelle tel que vous êtes, avec les dons que vous avez (et ceux que vous n’avez pas) peut vous délivrer de la peur. Pas besoin d’adopter les styles, les mots ou les manières des pasteurs que vous admirez, en pensant que pour gagner des âmes, vous devez imiter ceux qui le font déjà. Il faut évidemment écouter ceux qui réussissent pour en tirer les principes impliqués. Mais en même temps, il est d’une importance cruciale de croire que Dieu vous a appelé pour ce moment précis en raison de la personne que vous êtes. Lorsque Dieu a eu besoin d’un Paul, il en a suscité un. Lorsqu’il a eu besoin d’un Luther ou d’un Wesley, il les a trouvés. Mais maintenant, en cet instant même, Dieu a besoin de vous pour être une lumière dans ce monde.

Oui, vous. Avec tous vos défauts et vos particularités. Il n’a pas envoyé cette personne intéressée par les choses spirituelles vers quelqu’un d’autre, il l’a envoyée vers vous… car pour l’histoire qui s’apprête à se dérouler avec ce nouveau croyant, Dieu semble penser que vous êtes la personne idéale.

Sources

La citation d’Ellen White est tirée d’Avec Dieu chaque jour, page 320.

Coin des enfants

Prie et agis !

La prière d’une mère
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Dieu recherche des gens humbles, prêts à assumer la mission – même si cela se résume à un simple coup de fil, à quelques mots, ou à une prière sincère. Es-tu prêt à t’arrêter et à dire « Me voici » ?

Les prévisions météorologiques annoncent un orage accompagné de rafales de vent dépassant 90 kilomètres à l’heure. Alors que le ciel s’assombrit et que le vent siffle, Bryce, au volant de sa voiture, redouble de prudence. Dans sa région de l’est des États-Unis, les orages printaniers sont fréquents, mais rarement violents.

À la maison, les parents de Bryce se rendent compte qu’il ne s’agit pas d’un orage ordinaire. Le tonnerre et les éclairs augmentent ; des vents puissants secouent les arbres et en arrachent des branches. « C’est bien pire que ce à quoi on s’attendait ! fait remarquer Maman. Je serais moins inquiète si je savais que Bryce n’était pas sur la route par un temps pareil. »

Papa lui touche doucement l’épaule. « Les anges de Dieu sont avec lui. Il est entre de bonnes mains. »

Le vent siffle ; le ciel gronde de plus en plus, semblable au bruit d’un train. Pour plus de sécurité, le couple se réfugie dans la salle de bains – loin des fenêtres et des murs extérieurs. Blottis l’un contre l’autre, ils prient Dieu de protéger leur fils. Soudain, Maman lève la tête. Quelque chose la pousse à agir de manière spécifique. « Chéri, appelle Bryce. Appelle-le tout de suite ! »

« D’accord », répond Papa.

Pendant ce temps, le vent et la pluie malmènent la voiture de Bryce. Les essuie-glaces parviennent à peine à chasser l’eau du pare-brise, de sorte que la visibilité est considérablement réduite. De petites branches égratignent les côtés de la voiture. C’est avec soulagement que Bryce arrive enfin à la route familière menant à l’allée de la maison. Soudain, il entend un craquement : un grand arbre s’écrase avec fracas – juste devant sa voiture. Des feuilles volent dans toutes les directions. « Ouah ! » s’exclame Bryce. Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? Il passe en marche arrière pour s’éloigner de l’obstacle. C’est alors que son cellulaire sonne.

Bryce appuie sur le frein puis colle le téléphone à son oreille. « Allô ? »

« Bryce ? C’est Papa. »

Crac… Boum ! La voiture est secouée par l’impact contre un énorme tronc d’arbre. L’instant d’après, un autre arbre tombe sur l’arrière de sa voiture et écrase la banquette. Le métal renfonce et le verre vole en éclats.

« Fiston, est-ce que ça va ? » demande Papa.

Bryce cligne des yeux. « Ouais, je crois. Mais pas ma voiture… Il y a un arbre sur la banquette arrière ! »

Il sort du véhicule et examine l’arbre tombé devant la voiture, ainsi que celui qui est tombé sur l’arrière de la voiture. « Quelques secondes de plus, et l’arbre serait tombé sur mon siège ! »

« Rendons grâce à Dieu pour sa protection, murmure Papa. Je pars tout de suite te chercher. »

Bryce rentre sain et sauf à la maison. Sa famille et lui repassent chaque détail de cette expérience extraordinaire. En réponse à la prière, Dieu a poussé une mère à appeler son fils à un moment où chaque seconde comptait.

D’une certaine manière, la vie, c’est comme une tempête : un affrontement entre la lumière et les ténèbres, une épreuve qui détermine en qui nous plaçons notre confiance. Te tournes-tu vers celui qui peut te guider à travers les tempêtes de la vie ? Écoute la voix de Dieu – une voix calme et constante dans ton esprit qui te rappelle de faire ce qu’il faut – et réponds-y. Sois prêt à agir quand Dieu te parle ! Chaque seconde compte quand on est à son service. Et la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que la joie de travailler pour le Roi des rois dure éternellement.

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Vendredi

Message du jour

À la frontière de Canaan

Avec une mission mondiale · Par Shawn Boonstra
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« Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. » (Apocalypse, chapitre 7, versets 9 et 10)

Les données étaient là, et l’étude, terminée.

Dix experts sur douze étaient d’accord : il était impossible de s’emparer de la terre promise. Leurs arguments étaient logiques : les habitants de Canaan étaient plus forts, mieux équipés, de sorte qu’Israël n’avait aucune chance. Le seul problème avec ces données, c’est qu’elles les incitaient à douter de la promesse de Dieu.

« Lève-toi, dit Dieu à Abraham, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car je te le donnerai. » (Genèse, chapitre 13, verset 17)

Avez-vous remarqué que Dieu demande rarement à son peuple de faire ce qui semble possible ? Quitter l’Égypte ? Le pharaon ne l’aurait jamais permis. Partir par la route qui mène à la mer Rouge ? Comment auraient-ils pu la traverser ? Prendre possession de Canaan ? Oui, mais comment ?

Mais remarquez que lorsqu’ils entrèrent dans la terre promise quarante ans plus tard, ils suivirent l’arche de l’alliance. À peine les prêtres mirent les pieds dans le Jourdain que l’on vit les flots se partager. Lorsque les murs de Jéricho s’effondrèrent, ils suivaient toujours l’arche, symbole de l’autorité de Dieu dans le sanctuaire céleste.

Mais en cet instant, ils doutaient de la promesse de Dieu, car elle ne semblait tout simplement pas raisonnable. Seuls deux des douze choisirent de croire que si Dieu le demandait, cela se produirait à coup sûr. Et lorsque le peuple choisit de faire confiance aux sceptiques plutôt qu’à Dieu, il se retrouva à errer dans le désert pendant 40 ans.

Alors qu’ils étaient refoulés de Canaan, Dieu révéla ce qu’il avait prévu : c’était bien plus qu’une simple mission de reconnaissance de l’autre côté de la frontière, ou même la conquête de quelques villages. « Mais, je suis vivant ! dit Dieu à Moïse, et la gloire de l’Éternel remplira toute la terre. » (Nombres, chapitre 14, verset 21)

C’est le même objectif final que l’on retrouve dans le livre de l’Apocalypse, où Dieu promet d’illuminer le monde de la gloire du Christ (Apocalypse, chapitre 18, verset 1). Notre manque de foi ne parviendra pas, en fin de compte, à contrecarrer ses plans, lesquels visent à reprendre possession de la planète et à établir le royaume de Christ. Nous pourrions retarder ce processus par notre manque de foi, mais nous ne l’empêcherons pas ; le monde – le monde entier – sera illuminé. Remarquez que Dieu n’a pas dit : « Cette terre promise sera remplie de la gloire du Seigneur. » Au contraire, il a revendiqué la terre entière.

Une vocation universelle depuis toujours

Qu’il s’agisse de l’Église de l’Ancien ou du Nouveau Testament, l’objectif de Dieu a toujours été le même : le monde entier. Écoutez attentivement ses paroles transmises par le prophète Ésaïe :

« Je t’établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ésaïe, chapitre 49, verset 6)

« Voici, les ténèbres couvrent la terre, et l’obscurité les peuples ; mais sur toi l’Éternel se lève, sur toi sa gloire apparaît. Des nations marchent à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons. » (Ésaïe, chapitre 60, versets 2 et 3)

Conformément aux règles de la grande controverse, lesquelles se fondent sur le caractère même de Dieu, celui-ci a accordé à l’humanité une liberté remarquable. Nous sommes libres de nous détourner de lui et de vivre comme bon nous semble (voir Actes, chapitre 14, verset 16). L’existence même des nations du monde est la preuve que cette liberté est réelle, et les bêtes qui surgissent de la mer dans la vision de Daniel illustrent comment cette liberté cause tant de troubles sur notre planète. Alors que le pouvoir passe sans cesse d’une grande puissance mondiale à une autre, les vents fouettent la surface de l’eau, génération après génération, provoquant des souffrances et des chagrins indicibles. Ces troubles ne cesseront pas avant que le jugement ne soit rendu et que le Fils de l’homme ne reçoive son royaume :

« On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel, chapitre 7, verset 14)

La mission de l’Église du reste de Dieu des derniers jours est la même que celle qui incombait à Israël, car l’amour de Dieu pour les pécheurs n’a pas changé : nous devons apporter la lumière du Christ à toutes les nations.

« Je vis, nous dit Jean, un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. » (Apocalypse, chapitre 14, versets 6 et 7)

À la frontière de la terre promise

Tout comme Israël, nous nous trouvons aujourd’hui à la frontière de la terre promise. Est-ce que tout ce que Dieu nous a annoncé va se réaliser ? Soit cela s’est déjà produit, comme pour la plupart des prophéties de Daniel, soit cela semble se réaliser en ce moment même. Et tout comme Israël, nous avons un message encourageant de la part de quelqu’un qui, dans une vision, s’est glissé jusque dans la terre promise et nous a rapporté un défi nous invitant à rester fidèles :

« De grandes difficultés et épreuves nous attendent. Il faudra faire preuve d’un courage inébranlable et d’une persévérance sans faille pour aller de l’avant. Mais tout dépend désormais de notre foi en ce Capitaine qui nous a guidés en toute sécurité jusqu’ici. Allons-nous laisser l’incrédulité s’installer maintenant ? Allons-nous céder, par faiblesse, à la méfiance et à la peur ? Allons-nous faire des compromis avec le monde et tourner le dos à la Canaan céleste ? » À l’heure actuelle, la véritable question est de savoir si nous allons répéter l’erreur d’Israël et rester ici pour une autre génération encore.

Il ne fait aucun doute que le monde foisonne de géants intimidants. À nos yeux, les puissances des ténèbres semblent avoir davantage de pouvoir, d’influence et de ressources. Nous voyons la tâche qui nous a été confiée – le message qu’on nous demande de partager – et, bien que cela nous enthousiasme personnellement, nous ressentons aussi un sentiment de panique lorsque nous considérons le monde avec lequel nous sommes censés le partager : « Ce message-là ? À ces gens-là ? Oui, mais comment ? »

Nous sommes tentés de nous rabattre sur des études – sur des données empiriques qui semblent prouver que la foi chrétienne perd du terrain. Les églises se vident. Les jeunes se détournent de la religion. Les gens ont renoncé à l’idée même d’une vérité objective. Comment sommes-nous censés illuminer ce monde de la gloire du Christ ? Cela semble être une mission vouée à l’échec.

Mais Dieu nous rappelle alors ce qu’il avait déjà dit le jour où Israël choisit de rejeter le défi : « Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité ; et la terre fut éclairée de sa gloire. » (Apocalypse, chapitre 18, verset 1)

Dieu nous met au défi de revendiquer un monde qui lui appartiendra. Avancez. Surmontez vos peurs et franchissez la frontière pour entrer en Canaan. Comprenez qu’il faut du courage pour croire en Dieu malgré ce que disent les détracteurs. Soyez fidèles. Parlez à quelqu’un de ce que vous savez de Jésus. Faites partie de la lumière qui s’apprête à illuminer le monde.

Coin des enfants

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Des anges dans le cimetière
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Parents et tuteurs : cette histoire vraie aborde des thèmes liés aux conflits spirituels et aux manifestations surnaturelles qui pourraient paraître intenses à certains enfants. Bien que les événements décrits soient plus spectaculaires que ce dont la plupart des enfants font l’expérience, la Bible nous rappelle que l’ennemi agit souvent de manière discrète et subtile pour influencer les cœurs et les choix. Nous vous recommandons de lire d’abord cette histoire, puis d’en discuter avec vos enfants. La rédaction.

« Chuuut ! » murmure Marguerite tandis que le vent secoue les branches d’un palmier sous lequel elle se trouve. « On y est presque. »

Kisangani, une ville de la République démocratique du Congo, compte plus de 1,6 million d’habitants – une population comptant beaucoup d’enfants. Dans cette grande ville située au bord du fleuve Congo, les combats spirituels entre la lumière et les ténèbres sont bien réels. Même les adultes ont peur de la sorcellerie et des dangers que courent ceux qui s’y adonnent.

Marguerite fait partie d’un groupe de jeunes qui sont formés, dans le plus grand secret, pour devenir des sorciers. Nuit après nuit, des anges maléfiques les initient à la sorcellerie. Même si elle n’est encore qu’une enfant, Marguerite aime l’idée de posséder des « pouvoirs » particuliers et de porter le nom de sorcière.

Elle se glisse hors de la ville et pénètre dans un cimetière où certains de ses amis l’attendent déjà. « Nos profs sont en retard ce soir. Je me demande ce qui les retient », dit Marguerite à voix haute.

« Peut-être qu’ils maintiennent nos parents dans un sommeil profond pour qu’ils ne s’aperçoivent pas de notre absence », dit l’une de ses amies.

Soudain, une lumière enveloppe les jeunes. Ceux-ci comprennent instantanément que cette présence n’est pas celle à laquelle ils sont habitués. Marguerite tombe par terre ; elle lève une main pour protéger ses yeux de cette lumière éblouissante. Elle distingue vaguement la silhouette d’un être céleste.

« Que faites-vous ici ? demande une voix d’un ton ferme. Vous n’avez pas de temps pour ces choses-là. »

Les rituels nocturnes, ainsi que les heures passées sous l’instruction des démons, ne sont rien comparés aux paroles de ce nouveau visiteur.

Comme les jeunes ne répondent pas, l’ange poursuit : « Je vous l’annonce : Jésus revient bientôt ! »

Ce monde foisonne de choses qui t’éloigneront de Dieu. Y a-t-il des choses dans ta vie qui, au lieu de te préparer pour le royaume de Dieu, te préparent plutôt à vivre dans les ténèbres ? Si c’est le cas, prends la décision de t’en débarrasser. Dieu te parle aujourd’hui : tu n’as pas de temps à perdre avec ces choses, car Jésus revient bientôt !

Cette nuit-là, au cimetière, les choses basculent pour Marguerite et ses amis. Ils racontent tout à leurs parents et refusent de revoir les démons. Ils ouvrent leur cœur au Saint-Esprit et ressentent un ardent désir de partager le message de l’ange avec les habitants de Kisangani. De nombreuses églises ouvrent leurs portes pour entendre cette histoire de la bouche des enfants, lesquels veulent dire au monde que Jésus revient bientôt et que personne n’a de temps à perdre avec les ruses du diable. Le témoignage de Marguerite est puissant ! De nombreuses personnes sont touchées par son expérience dans ce cimetière où des anges célestes ont intercepté des démons. Moins d’un an plus tard, Marguerite assiste à une campagne d’évangélisation dans sa ville et est baptisée dans l’Église adventiste avec sa famille.

Sais-tu que tu as, toi aussi, un témoignage à partager ? Crois-tu que Jésus revient bientôt ? Cherche des occasions de partager ce qu’il a fait pour toi ! Peut-être t’a-t-il donné la victoire sur le péché ou t’a-t-il carrément protégé du danger. Tout comme Marguerite, sois prêt à écouter sa voix et à partager ce qu’il a fait pour toi ! Il te donnera le courage nécessaire pour accomplir sa mission.

Les prénoms ont été modifiés pour des raisons de confidentialité.

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Deuxième sabbat

Message du jour

Jusqu’à ce qu’il vienne

Fidèles jusqu’à la fin · Par Ellen G. White
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Durant sa longue carrière, Paul resta toujours fidèle à son Sauveur. Où qu’il fût, devant les pharisiens menaçants ou les autorités romaines, en présence de la foule furieuse de Lystre ou de pécheurs endurcis, dans une geôle macédonienne, discutant avec les matelots épouvantés sur le vaisseau naufragé ou comparaissant devant Néron pour défendre sa vie, jamais il n’eut honte de la cause dont il se fit l’avocat. L’unique et grand objet de sa vie chrétienne fut de servir celui dont il avait autrefois méprisé le nom ; et ni l’opposition, ni la persécution ne devaient l’en détourner. Sa foi, affermie par la lutte et purifiée par le sacrifice, le soutint et le fortifia.

« Le vrai serviteur de Dieu ne cherche pas à éviter les tribulations et les responsabilités. Celui qui désire sincèrement la puissance divine s’abreuve à la source qui ne tarit jamais. Il y puise les forces qui lui permettent de lutter contre la tentation, de la vaincre, et de s’acquitter de ses devoirs envers le Seigneur. La grâce qu’il reçoit lui fait mieux connaître Dieu et son Fils. Il désire avec ardeur servir utilement le Maître, et alors qu’il avance sur le sentier de la vie chrétienne, il devient « fort de la grâce qui est en Jésus-Christ ». Cette grâce le rend capable d’être le témoin fidèle des choses qu’il a entendues ; il ne dédaigne ni ne néglige la connaissance qu’il a reçue de Dieu, mais il en fait part à ses semblables qui, à leur tour, en instruisent leur prochain.

Dans sa dernière épître à Timothée, Paul présente au jeune serviteur de Dieu l’idéal élevé du ministère, ainsi que les devoirs qui lui incombent. « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité, écrivait l’apôtre. Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur. Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles. Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité. »

L’apôtre mettait en garde Timothée contre les faux docteurs qui chercheraient à s’introduire dans l’Église. « Sache que, écrivait-il, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force.

« Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » Dieu a tout fait pour assurer le triomphe de ceux qui luttent contre le mal. La Bible est l’armure dont nous devons nous revêtir. « Ayons à nos reins la vérité pour ceinture ; revêtons la cuirasse de la justice ; prenons par-dessus tout cela le bouclier de la foi, le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. » Nous nous frayerons ainsi un passage à travers les obstacles et les pièges du péché.

Paul savait que l’Église allait vers de grands périls, et qu’un travail fidèle et opiniâtre devrait être accompli par ceux à qui serait confiée la charge des communautés, et il écrivait : « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. » (deuxième lettre à Timothée, chapitre 4, versets 1 et 2).

L’apôtre craignait que la douceur de Timothée et sa tolérance ne le portent à négliger une partie essentielle de sa tâche ; c’est pourquoi il l’exhortait à rester ferme à l’égard des pécheurs et à les réprimander sévèrement, lorsqu’ils s’étaient montrés coupables de fautes graves. Cependant, il fallait qu’il « supporte les souffrances » et remplisse bien son ministère. Il devait manifester la patience et l’amour du Christ, tout en justifiant et en accentuant ses reproches par les enseignements de la Parole.

Tous ceux qui font profession d’être chrétiens, et croient pouvoir instruire les autres, failliront à leur tâche s’ils font preuve d’orgueil en méprisant l’influence du Saint-Esprit et les vérités divines. Paul déclarait à Timothée : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » (deuxième lettre à Timothée, chapitre 4, versets 3 et 4)

L’apôtre ne fait pas allusion ici aux hommes qui se déclarent ouvertement irréligieux, mais à ceux qui font profession d’être chrétiens, qui prennent leurs penchants comme ligne de conduite, et deviennent ainsi esclaves de leur propre personne. Certains n’adoptent que les doctrines qui ne condamnent ni leurs péchés, ni leur vie de plaisir. Ils sont offensés par les paroles sévères des fidèles serviteurs du Christ, et ils préfèrent rechercher des docteurs qui les flattent et les encouragent.

Dieu nous a fait connaître sa volonté. C’est folie de la part des hommes de mettre en doute les paroles prononcées par les lèvres divines. Lorsque la sagesse infinie a parlé, il est insensé d’essayer de formuler des questions douteuses, ou d’établir un compromis fallacieux. Tout ce que Dieu réclame de l’homme, c’est l’acceptation totale et loyale de sa volonté. L’obéissance est la règle la plus parfaite de la raison et de la conscience.

Paul continue son exhortation en ces termes : « Sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. » (deuxième lettre à Timothée, chapitre 4, verset 5) L’apôtre était sur le point d’achever sa course ; il désirait que Timothée le remplace et mette l’Église à l’abri des fables et des erreurs que l’ennemi lui présenterait pour la détourner de la simplicité de l’Évangile. Il le suppliait d’éviter toute préoccupation, tout embarras temporel qui l’empêcherait de se donner entièrement à l’œuvre de Dieu ; de supporter avec joie l’opposition, la contradiction, la persécution auxquelles il serait exposé ; de rendre un témoignage parfait de sa vocation, en employant tous les moyens possibles pour faire du bien à ceux pour lesquels le Christ est mort.

Paul incarnait dans sa vie les vérités qu’il enseignait, et c’est là que résidait sa force. Il avait le sens profond des responsabilités qui lui incombaient ; c’est pourquoi il travaillait en étroite communion avec Dieu, source de justice, de miséricorde et de vérité. Il se cramponnait à la croix du Calvaire, seule capable de lui assurer le succès. L’amour du Sauveur était le principe vital qui le soutenait dans ses conflits : conflits avec lui-même, avec le mal, tout au long de son ministère, alors qu’il avait à lutter contre un monde hostile et des ennemis farouches.

Ce dont l’Église a besoin à notre époque troublée, c’est d’une armée d’ouvriers évangéliques, formés pour le service comme le fut Paul, d’ouvriers ayant une expérience profonde des choses de Dieu, et travaillant avec zèle et ardeur. Il faut des hommes sanctifiés et prêts aux sacrifices, des hommes qui ne reculent ni devant l’épreuve, ni devant la responsabilité ; des hommes intrépides et sincères dans le cœur desquels le Christ est « l’espérance de la gloire », dont les lèvres ont été touchées par le « charbon ardent » et qui « prêchent la Parole ». La cause de Dieu périclite parce qu’on manque de tels hommes. Comme un poison mortel, de fatales erreurs pervertissent la moralité et ternissent les espoirs d’une grande partie de l’humanité.

Qui se lèvera pour prendre la place des porteurs de la bannière du Christ, de ces fidèles serviteurs usés par le labeur, et qui ont sacrifié leur vie pour l’amour de la vérité ? Nos jeunes gens se chargeront-ils du dépôt sacré que leur remettront leurs aînés ? Se préparent-ils à combler les vides causés par leur mort ? L’exhortation de l’apôtre sera-t-elle écoutée, l’appel au devoir entendu, alors que l’égoïsme et l’ambition sollicitent si fortement la jeunesse ?

Paul terminait sa lettre par un message adressé à quelques fidèles, et en insistant sur le pressant besoin qu’il ressentait de voir arriver Timothée – avant l’hiver, si possible. Il parlait de sa solitude, causée par l’abandon de certains de ses amis et par l’absence justifiée de certains autres. Et de crainte que Timothée n’osât quitter l’église d’Éphèse, Paul le rassurait en lui disant qu’il lui avait déjà envoyé Tychique pour le remplacer.

Après avoir parlé du procès qui eut lieu devant Néron, de l’abandon de ses frères, de la miséricorde de Dieu qui le soutenait dans l’épreuve, Paul confiait son bien-aimé Timothée à la garde du Berger suprême, qui prendrait soin de son troupeau, malgré le sort qui serait réservé à ses fidèles serviteurs.

Ce qui précède est tiré de Conquérants pacifiques, pages 447 à 453. Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen G. White (de 1827 à 1915) a exercé le don de prophétie biblique pendant plus de 70 ans de ministère public.

Coin des enfants

Aimer comme Jésus

Des funérailles annulées
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Témoigner, c’est quoi ? C’est être comme Jésus. C’est être bienveillant, même quand on te traite avec méchanceté. C’est aimer ceux qu’il est difficile d’aimer. Ça ne signifie pas que tu es toujours parfait, mais plutôt que tu permets à Jésus d’agir parfaitement à travers toi !

Tembo a été conquis par la beauté de la Parole de Dieu. Depuis, il veut marcher avec Dieu, écouter sa voix et rester branché sur le ciel par la prière. Tembo est gentil, attentionné et rempli de l’Esprit, de sorte que tout le monde l’aime bien – tout le monde, sauf Juma. Juma n’aime pas Tembo, et ce, depuis leur toute première rencontre. Il se moque de lui et raconte des histoires mensongères sur son compte. Parfois, cela nuit à la réputation de Tembo, mais Tembo reste quand même gentil.

Par une magnifique journée en Tanzanie, quelqu’un demande à Tembo : « As-tu appris la nouvelle ? Juma est très malade ! Personne – pas même sa famille – ne veut s’approcher de lui, parce que ça sent super mauvais dans sa maison. Il n’y a que sa femme qui reste à ses côtés. »

Tembo entend alors une petite voix lui dire : Tembo, va aider Juma. Sans hésiter, Tembo se rend chez Juma. Lorsqu’il arrive chez lui, il aperçoit, à sa grande surprise, la famille de Juma.

« Tiens, tiens, de la visite ! ricane un homme. Qu’est-ce que tu fais ici ? »

« Je suis venu aider Juma », répond Tembo.

« Il n’en a plus pour longtemps, dit un autre membre de la famille. Si tu entres chez lui pour l’aider et qu’il meurt, nous te tiendrons responsable du paiement des frais funéraires. »

Tembo réfléchit un instant. En Tanzanie, les funérailles peuvent coûter plusieurs milliers de dollars, et il n’a pas cette somme. Mais il ne peut pas laisser son ennemi mourir alors qu’il ne connaît pas l’amour de Jésus.

Tembo entre dans la maison. L’odeur nauséabonde le saisit à la gorge. Son estomac se noue et ses poumons réclament de l’air frais. Mais quand Tembo voit la terrible plaie sur la peau de Juma, il sait que Dieu l’a envoyé juste à temps. Priant pour avoir de l’endurance et un estomac solide, Tembo se tourne vers la femme de Juma. « J’ai besoin de vêtements propres et d’eau pour nettoyer sa plaie. Une fois que j’aurai terminé, je l’emmènerai immédiatement à l’hôpital. Je me chargerai moi-même des frais de transport et des frais hospitaliers. »

Juma écarquille ses yeux, mais ses lèvres, elles, ne bougent pas.

Tembo nettoie délicatement la plaie et tient sa promesse ; il paie les traitements à l’hôpital et rend souvent visite à Juma.

Les jours passent. Un changement se produit dans le cœur de Juma. Il essaie de comprendre pourquoi Tembo fait une telle chose pour quelqu’un qui l’a si mal traité. « Alors que mes proches attendaient ma mort, toi, tu as pris le risque d’essayer de me sauver », s’émerveille-t-il.

Lorsque Juma a suffisamment repris des forces pour rentrer chez lui, Tembo l’accompagne. À leur arrivée, les proches se pressent autour de la maison de Juma, s’attendant à des funérailles, et conformément à leur accord, à ce que Tembo s’acquitte de sa dette. À leur grande surprise, Juma désigne Tembo, son nouvel ami : « Voyez-vous cet homme ? Il m’a témoigné un amour que même mes proches n’ont pas. Tembo est devenu ma famille. » Les proches de Juma rentrent chez eux. Les funérailles n’auront pas lieu. Grâce à l’acte d’amour désintéressé de Tembo, Juma a découvert Dieu.

Et toi ? Veux-tu devenir missionnaire, ou permettre à Dieu de t’utiliser pour changer le monde ? Si oui, aime-le d’abord et par-dessus tout. Et alors, ton amour pour les autres viendra tout naturellement. Commence dans ton coin du monde, où qu’il soit, et aime les personnes qu’il met sur ton chemin, quelles qu’elles soient. Marche avec détermination, et quant à ta foi, « retiens ce que tu as » (Apocalypse, chapitre 3, verset 11, version Louis Segond). Aucun don, aucune prière, aucun moment n’est gaspillé dans ton service pour le Roi des rois !

Témoigner ne veut pas dire que tu es toujours parfait, mais plutôt que tu permets à Jésus d’agir parfaitement à travers toi !

Les prénoms ont été modifiés pour des raisons de confidentialité.

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